mardi 15 janvier 2013

L'Arbre de Vie, une crèche pas comme les autres




J'aimerai vous parler d'une crèche qui me fait chaud au cœur, située dans le quartier Terdelt. On y accueille des enfants défavorisés, de 1 mois à 4 ans, dont les mamans sont en détresse et n’ont pas la possibilité de confier leur enfant dans une crèche publique. Elles peuvent alors se reconstruire, suivre une formation, devenir plus forte et mieux éduquer leur petit bout. Ici, l’encadrement est bien plus important que les normes imposées par l'ONE. Une accompagnatrice ne s'occupe que de 2 ou 3 enfants, pas plus. Elle joue avec eux, leur parle énormément et les guide dans le partage du jeu avec d'autres enfants.


L’Arbre de Vie qui gère cette crèche est une asbl qui poursuit un double but : l'apprentissage de la langue et la socialisation de l’enfant afin que la maman puisse s’alphabétiser, suivre des cours de français ou une formation professionnelle. Quand il aura 4 ans, son enfant sera prêt à entrer en classe maternelle. Socialisé et parlant le français, il pourra s’intégrer facilement et se faire plein d’amis parmi les élèves de sa classe. La maman pourra se présenter aux réunions de parents la tête haute, fière de son enfant. Elle pourra mieux le suivre dans ses études et lui préparer un avenir meilleur.


L’idée fondamentale que soutient L’Arbre de Vie tombe sous le sens. Un enfant qui ne parle avec ses parents que sa langue maternelle n'apprend pas le français. Il n’est donc pas suffisamment préparé pour entrer à l'école maternelle. L'institutrice maternelle, surchargée par le nombre, n’a pas assez de temps à lui consacrer. N’ayant pas été socialisé, ne connaissant pas suffisamment notre culture ni l’une de nos langues nationales, l’enfant sera très vite marginalisé. Et le restera probablement durant toute sa scolarité. Etiqueté comme "mauvais élève », il cherchera à s'évader: absentéisme, fugue, consommation de drogues et d'alcool, il aboutira dans des bandes de jeunes aussi révoltés que lui. La petite délinquance d’abord, le grand banditisme enfin clôtureront un parcours prévu d’avance. Il restera alors aux gens bien pensant de s’indigner, de réclamer le retour au pays pour ces voyous et la construction d’un plus grand nombre de prison afin d’assurer notre sécurité. Preuve s’il en est que l’éducation et la prévention coûteraient nettement moins à la communauté et seraient beaucoup plus rentables qu’une répression bête et brutale.


L’Arbre de Vie ne survit que grâce à la bonne volonté (et les dons) d’une poignée de bénévoles. Si vous avez du temps libre, si vous vous sentez la force de les aider d’une façon ou d’une autre, n’hésitez pas à vous faire connaître, vous serez les bienvenus.



L’Arbre de Vie
Rue Guffens, 24
1030 Schaerbeek
02 215 21 24





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